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Merci !

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre de cette opération « vente de linogravures au profit de l’Australie« . Je suis très heureuse de voir que l’art peut aussi faire la différence ! Et contente que certains de mes petits animaux aient trouvé leur place sur vos murs !

 

SOS Australie

L’Australie est en feu. Et mon cœur brûle avec.

Il y a 5 ans, on s’aventurait, mon amoureux et moi, sur les routes australiennes à bord d’un van flambant jaune que nous avions aménagé avec beaucoup de soin. Pour être tout à fait précis, le 25 janvier on terminait les derniers branchements électriques de notre hôtel particulier : on était prêt à embarquer dans une folle aventure !

Au départ, c’est la faune et la flore incroyables de cette gigantesque île-pays qui nous ont attirées de l’autre côté du globe. Notre curiosité et notre émerveillement n’ont cessé de grandir à mesure de nos découvertes. Entre la beauté de cette nature et la richesse humaine de nos rencontres, ce voyage reste gravé en moi, comme une profonde source d’inspiration de vie et de création.

J’ai envie de faire quelque chose pour aider à réparer les ravages causés par ces incendies. Mais mon envie est plus grande que mes moyens, et c’est pour ça que je vous sollicite.

A mon retour de voyage, en 2016, j’ai réalisé 6 linogravures inspirées de la faune et de l’art très graphique des aborigènes d’Australie. Jusqu’à présent, je ne les imprimais que sur du textile (séries limitées de 50 T-shirts).

Aujourd’hui, je lance un tirage spécial sur papier, en série limitée également (15 exemplaires de chaque), pour collecter des fonds au profit de 2 associations australiennes de protection de la nature : Wires (dans le New South Wales, région de Sydney) et Wildlife Victoria (région de Melbourne). Elles sont particulièrement sollicitées en ce moment (comme beaucoup d’autres organisations), pour venir en aide aux animaux victimes des feux.

Prix du tirage : 35€ (équivalent à 50$AU, ou 38$US). Vous pouvez donner plus si vous le souhaitez.
Format de la linogravure : 19 X 19 cm
Format du papier : 25 x 25 cm

Voici comment procéder (pour éviter le maximum de frais de transaction et de conversion de monnaie, l’idée étant d’aider la faune, pas les banques…) :

Si vous payez en Euro :

1) Envoyez moi votre don d’argent (35€ ou plus) :
– soit par Paypal en cliquant ici
– soit par virement bancaire en téléchargeant mon RIB ici
– soit par chèque à envoyer à Alice Moisset, 7 bis rue des Rouges Gorges, 34090 Montpellier

2) Envoyez moi un e-mail (alicemoisset@gmail.com) avec :
– la linogravure choisie
– votre nom et adresse de livraison

Si vous payez dans une autre devise que l’Euro :

1) Faites votre don d’argent directement à l’une de ces deux associations (correspondant à 35€ (=50$AU) ou plus) :
Wires
Wildlife Victoria
(accédez à leur page de don directement en cliquant sur les liens ci-dessus)

2) Envoyez-moi un e-mail (alicemoisset@gmail.com) avec :
– la preuve de votre don (photo, capture d’écran…)
– la linogravure choisie
– votre nom et adresse de livraison

J’envoie les linogravures une fois par semaine jusqu’à la fin de la collecte le 22 février.

Le 24 février, je transfère la somme récoltée moins les frais d’envoi à l’association Wires.

Frais d’envoi inclus. Envois standards, non suivis (si vous souhaitez un envoi suivi, merci de rajouter 2€ à votre don et de me le préciser par e-mail).

Merci de prendre soin de notre chère planète.

SOS Australia (english)

Australia is on fire. And my heart is burning with.

Back 5 years ago. Ben and I were about to hit the road on board a shiny yellow van we’d been lovingly setting up. More precisely, on the 25th of January, we were fixing the last electronic bits, ready to live the craziest adventures !

Because of the very special, mostly endemic, fauna and flora, Australia sounds to us like a magic tale out of a giant island. That was one of the reasons we chose to cross half of the globe. Our curiosity and our wonder kept growing as we were discovering more and more of this incredible country. Between the beauty of the nature and the human richness of the encounters, this journey remains engraved in me, as a deep inspiration source in my life and my creation.

So today I want to do something for Australia. But I need your help.

When I came back home in 2016, I carved 6 linocuts inspired by the fauna and the graphic lines and patterns of Aboriginal Art of Australia. Until now, I’ve only printed them on fabric (limited series of 50 T-shirts).

Today, I am printing a new special limited edition on paper (15 prints of each), as a fundraiser for 2 different Australia Wildlife Rescue Organisations : Wires (New South Wales) and Wildlife Victoria.

The price of the print is $AU50 (or $US38 or €35). Feel free to give more if you wish.
Linoprint size : 19 x 19 cm
Paper size : 25 x 25 cm

Here is how to proceed (to avoid the maximum fees in transactions and conversions, as the idea is to help wildlife, not banks…) :

If you pay in an other currency than Euro :

1) Make your donation directly to one of the following organisations :
Wires
Wildlife Victoria
following the links you’ll end up straight on their donation page

2) Send me an e-mail (alicemoisset@gmail.com) with :
– a receipt of your donation (you can take a pic)
– the linoprint you want
– your name and delivery address

If you pay in Euro :

1) Send me your donation either :
– by Paypal clicking here
– by fund transfer downloading my IBAN here

2) Send me an e-mail (alicemoisset@gmail.com) with :
– the linoprint you want
– your name and delivery address

I send the prints once a week until the fundraising is closed, on the 22nd of February.

On the 24th of February, I proceed to the final donation to Wires of the amount raised minus the shipping fees.

Shipping fees included. Standard shipping, untracked (if you’d like a tracking, please add 2 € to your donation and notice me by e-mail).

Thank you to take care of our Dear Planet.

Les pieds en Suisse

Une dizaine de jours de vacances entre copains et frangin, de Lyon à Kandersteg en passant par Grenoble. Le strict minimum de matos de croquis avec moi : un petit carnet, 2 pinceaux à réservoir, quelques feutres noirs et une petite palette d’aquarelle. L’occasion idéale pour renflouer un peu cette section du blog 😉

Bonne balade !

Croctobre en Ariège

Bribes croquées d’un week-end montagnard. Randonnée jusqu’à l’étang bleu le samedi, au pied du pic des 3 seigneurs. Bivouac calé au bord de la Courbière. Et un dimanche à dessiner, au soleil, dans la prairie.

24h dessinées

Les 24h pour la biodiversité, ça se passait au Teich en Gironde le week end dernier. Vingt quatre heures intenses au rythme sauvage de la nature. C’était passionnant et humide à la fois. Je vous raconte.

L’idée de cette manifestation c’est de réunir un certain nombre de naturalistes pour collecter un maximum de données sur la faune et la flore locale pendant 24h. Le leitmotiv « rendre visible l’invisible » invitait le grand public à découvrir ce travail de l’ombre effectué par les scientifiques,  en participant aux inventaires et à d’autres animations autour de la nature.

Avec une dizaine d’illustrateurs, nous avions pour mission de rapporter un témoignage dessiné : notre inventaire sensible de la nature et de ceux qui l’observent.

Du top départ des inventaires le vendredi soir 19h jusqu’au samedi, même heure, on a croqué presque sans relâche (avec 2h30 de sommeil dans le milieu, quand même).

Je suis partie à la découverte auditive des chauves-souris. Le dessin de nuit, à la lumière de la lune, c’est assez expérimental.

Vers 5h du matin, on a bravé l’orage, la pluie et les bras de Morphée pour se rendre en haut du belvédère et observer le soleil se lever sur le Parc Ornithologique du Teich. Un moment magique !

Mère Nature avait décidé de marquer le coup en déchaînant les vents et les éléments. En 24h on aura vécu la pluie (que dis-je, la mousson), le tonnerre, les éclairs, le soleil, les nuages, la grêle et une alerte orange, quand même, s’il-vous plaît.

On aura tout juste eu le temps de patauger dans la vase pour observer de drôles de petites bestioles avant que l’orage nous pousse en lieu sûr.

Nos dessins étaient accrochés au fur et à mesure dans la Salle Publique du Teich, devenue Village Biodiv’ le temps des 24h : un lieu d’échange et de partage sur la biodiversité, de restitution des différents inventaires en temps réel, d’expositions et autres animations.

Une dernière sortie sous la pluie m’a mené sur les bords de Leyre à la découverte de la vie fascinante des mousses et des lichens. Si vous saviez, les lichens ont de ces pouvoirs cachés !

L’impression d’avoir vécu plusieurs journées en une n’est pas qu’une question de météo. J’aime ces moments où l’espace et le temps se distordent pour m’absorber dans un univers parallèle, et me faire vivre, même l’instant de 24h, des aventures extraordinaires.

Mille merci à Julie de m’avoir proposé de participer, à Sophie, à Christophe et toute l’équipe organisatrice, à tous les bénévoles et les copains de croquis pour les chouettes moments partagés !

Jolies couleurs

Je vous avais raconté ma récente découverte d’une bien chouette association, ici à Castanet-Tolosan : Couleurs en herbe, qui anime des ateliers et des sorties autour des plantes locales et de leurs usages, et notamment de la teinture végétale.

On avait vu la vie en bleu pendant une belle journée consacrée au pastel (que vous pouvez retrouver en image dans cet article)

Le problème avec ce genre de découverte, c’est que quand tu commences à mettre le doigt dedans, t’as vite envie de creuser plus loin, d’y laisser un bras et de t’y perdre tout entier. Un peu comme la gravure, ça peut très rapidement devenir un gouffre sans fond qui t’appelle et s’ouvre en te dévoilant ses possibilités infinies. « Vieeens voir par ici…« , dirait ce gouffre « …découvrir les mille surprises que je te réserve. » en pensant sadiquement « Niark niark, tu n’en sortiras jamais…« .

Bref, du coup, forcément, j’ai replongé, et la tête la première.

L’autre jour donc, Couleurs en herbe organisait une initiation à la teinture végétale sur coton. On y a percé les secrets de la gaude, de l’artichaut, de l’oignon et de la garance.

Contrairement à l’indigo qui se fixe naturellement sur la fibre textile, il faut, pour ces plantes là, préparer le tissu en amont. C’est cette étape du mordançage qui permettra ensuite de fixer le colorant sur le coton.

Après, ça se joue entre petit chimiste et soupe à la sorcière. On pèse, on touille, on laisse macérer, on fait infuser…

… on goûte pour ajuster l’assaisonnement. Quand c’est cuit, on retire du feu.

On peut nuancer les couleurs en trempant le tissu, après coup, dans un bain de sulfate de cuivre ou de sulfate de fer, selon l’effet voulu.

Le jaune de la gaude tire légèrement sur le vert anis, celui de l’artichaut devient carrément kaki. C’est instantané, ça fait son petit effet !

Avec un beau nuancier comme ça, on est paré pour le printemps !