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Les pieds en Suisse

Une dizaine de jours de vacances entre copains et frangin, de Lyon à Kandersteg en passant par Grenoble. Le strict minimum de matos de croquis avec moi : un petit carnet, 2 pinceaux à réservoir, quelques feutres noirs et une petite palette d’aquarelle. L’occasion idéale pour renflouer un peu cette section du blog 😉

Bonne balade !

Croctobre en Ariège

Bribes croquées d’un week-end montagnard. Randonnée jusqu’à l’étang bleu le samedi, au pied du pic des 3 seigneurs. Bivouac calé au bord de la Courbière. Et un dimanche à dessiner, au soleil, dans la prairie.

24h dessinées

Les 24h pour la biodiversité, ça se passait au Teich en Gironde le week end dernier. Vingt quatre heures intenses au rythme sauvage de la nature. C’était passionnant et humide à la fois. Je vous raconte.

L’idée de cette manifestation c’est de réunir un certain nombre de naturalistes pour collecter un maximum de données sur la faune et la flore locale pendant 24h. Le leitmotiv « rendre visible l’invisible » invitait le grand public à découvrir ce travail de l’ombre effectué par les scientifiques,  en participant aux inventaires et à d’autres animations autour de la nature.

Avec une dizaine d’illustrateurs, nous avions pour mission de rapporter un témoignage dessiné : notre inventaire sensible de la nature et de ceux qui l’observent.

Du top départ des inventaires le vendredi soir 19h jusqu’au samedi, même heure, on a croqué presque sans relâche (avec 2h30 de sommeil dans le milieu, quand même).

Je suis partie à la découverte auditive des chauves-souris. Le dessin de nuit, à la lumière de la lune, c’est assez expérimental.

Vers 5h du matin, on a bravé l’orage, la pluie et les bras de Morphée pour se rendre en haut du belvédère et observer le soleil se lever sur le Parc Ornithologique du Teich. Un moment magique !

Mère Nature avait décidé de marquer le coup en déchaînant les vents et les éléments. En 24h on aura vécu la pluie (que dis-je, la mousson), le tonnerre, les éclairs, le soleil, les nuages, la grêle et une alerte orange, quand même, s’il-vous plaît.

On aura tout juste eu le temps de patauger dans la vase pour observer de drôles de petites bestioles avant que l’orage nous pousse en lieu sûr.

Nos dessins étaient accrochés au fur et à mesure dans la Salle Publique du Teich, devenue Village Biodiv’ le temps des 24h : un lieu d’échange et de partage sur la biodiversité, de restitution des différents inventaires en temps réel, d’expositions et autres animations.

Une dernière sortie sous la pluie m’a mené sur les bords de Leyre à la découverte de la vie fascinante des mousses et des lichens. Si vous saviez, les lichens ont de ces pouvoirs cachés !

L’impression d’avoir vécu plusieurs journées en une n’est pas qu’une question de météo. J’aime ces moments où l’espace et le temps se distordent pour m’absorber dans un univers parallèle, et me faire vivre, même l’instant de 24h, des aventures extraordinaires.

Mille merci à Julie de m’avoir proposé de participer, à Sophie, à Christophe et toute l’équipe organisatrice, à tous les bénévoles et les copains de croquis pour les chouettes moments partagés !

Jolies couleurs

Je vous avais raconté ma récente découverte d’une bien chouette association, ici à Castanet-Tolosan : Couleurs en herbe, qui anime des ateliers et des sorties autour des plantes locales et de leurs usages, et notamment de la teinture végétale.

On avait vu la vie en bleu pendant une belle journée consacrée au pastel (que vous pouvez retrouver en image dans cet article)

Le problème avec ce genre de découverte, c’est que quand tu commences à mettre le doigt dedans, t’as vite envie de creuser plus loin, d’y laisser un bras et de t’y perdre tout entier. Un peu comme la gravure, ça peut très rapidement devenir un gouffre sans fond qui t’appelle et s’ouvre en te dévoilant ses possibilités infinies. « Vieeens voir par ici…« , dirait ce gouffre « …découvrir les mille surprises que je te réserve. » en pensant sadiquement « Niark niark, tu n’en sortiras jamais…« .

Bref, du coup, forcément, j’ai replongé, et la tête la première.

L’autre jour donc, Couleurs en herbe organisait une initiation à la teinture végétale sur coton. On y a percé les secrets de la gaude, de l’artichaut, de l’oignon et de la garance.

Contrairement à l’indigo qui se fixe naturellement sur la fibre textile, il faut, pour ces plantes là, préparer le tissu en amont. C’est cette étape du mordançage qui permettra ensuite de fixer le colorant sur le coton.

Après, ça se joue entre petit chimiste et soupe à la sorcière. On pèse, on touille, on laisse macérer, on fait infuser…

… on goûte pour ajuster l’assaisonnement. Quand c’est cuit, on retire du feu.

On peut nuancer les couleurs en trempant le tissu, après coup, dans un bain de sulfate de cuivre ou de sulfate de fer, selon l’effet voulu.

Le jaune de la gaude tire légèrement sur le vert anis, celui de l’artichaut devient carrément kaki. C’est instantané, ça fait son petit effet !

Avec un beau nuancier comme ça, on est paré pour le printemps !