Gravure sur mesure

Création d’un tampon pour Raconte moi un savon, savonnerie artisanale tarnaise.

J’ai rencontré Julie aux Estivales d’Albi, marché de créateurs sur lequel je vendais mes T-shirts Octoplazm en août. Elle m’a commandé un tampon de son logo, pour pouvoir tamponner ses emballages, pochettes, lettres & co.

Le tampon est monté sur un morceau de bois de taille de Calon Paysage, un copain paysagiste qui me fournit un peu de matière première pour mes créations.

Artisanal et local… presque ! Il ne me reste plus qu’à trouver un fabriquant de gomme dans le Sud-Ouest 😉

Jolies couleurs

Je vous avais raconté ma récente découverte d’une bien chouette association, ici à Castanet-Tolosan : Couleurs en herbe, qui anime des ateliers et des sorties autour des plantes locales et de leurs usages, et notamment de la teinture végétale.

On avait vu la vie en bleu pendant une belle journée consacrée au pastel (que vous pouvez retrouver en image dans cet article)

Le problème avec ce genre de découverte, c’est que quand tu commences à mettre le doigt dedans, t’as vite envie de creuser plus loin, d’y laisser un bras et de t’y perdre tout entier. Un peu comme la gravure, ça peut très rapidement devenir un gouffre sans fond qui t’appelle et s’ouvre en te dévoilant ses possibilités infinies. « Vieeens voir par ici…« , dirait ce gouffre « …découvrir les mille surprises que je te réserve. » en pensant sadiquement « Niark niark, tu n’en sortiras jamais…« .

Bref, du coup, forcément, j’ai replongé, et la tête la première.

L’autre jour donc, Couleurs en herbe organisait une initiation à la teinture végétale sur coton. On y a percé les secrets de la gaude, de l’artichaut, de l’oignon et de la garance.

Contrairement à l’indigo qui se fixe naturellement sur la fibre textile, il faut, pour ces plantes là, préparer le tissu en amont. C’est cette étape du mordançage qui permettra ensuite de fixer le colorant sur le coton.

Après, ça se joue entre petit chimiste et soupe à la sorcière. On pèse, on touille, on laisse macérer, on fait infuser…

… on goûte pour ajuster l’assaisonnement. Quand c’est cuit, on retire du feu.

On peut nuancer les couleurs en trempant le tissu, après coup, dans un bain de sulfate de cuivre ou de sulfate de fer, selon l’effet voulu.

Le jaune de la gaude tire légèrement sur le vert anis, celui de l’artichaut devient carrément kaki. C’est instantané, ça fait son petit effet !

Avec un beau nuancier comme ça, on est paré pour le printemps !

Joe la bricole

Depuis que j’ai mis l’édition un peu de côté, j’essaie de développer une autre activité, pas franchement plus rémunératrice mais pour laquelle je maîtrise beaucoup plus d’étapes dans la chaîne de production : la création et vente de T-shirts imprimés à la main, (et autres objets qui ne sauraient tarder à arriver sur le marché). C’est dans la fabrique Octoplazm que ça se passe !

Ma première tentative de vente sur la fête de la musique de Barsac a été un échec total. Il faut dire que ma présentation laissait clairement à désirer (et que le public n’était peut être pas là pour acheter non plus…, mais ça, je ne peux pas le changer). Pour la prochaine, je me suis dit qu’il fallait mettre le paquet. J’avais besoin d’un stand visuellement plutôt sympa, qui soit facile à monter et démonter toute seule et surtout, qui rentre dans ma petite clio. Du sur mesure qui ne coûte pas un bras. Je crois bien que le bricolage me manquait 😉

J’ai dessiné des plans, construit une maquette à échelle 1/100eme. Ça avait l’air de tenir la route, et la gravité.

J’ai migré chez mes parents le temps de la construction (sur nos 5 m² de balcon ça me semblait compliqué). J’ai réquisitionné les copines et les parents des copines pour trouver des palettes. Beaucoup de palettes. Trop de palettes.

Qu’il a fallu démonter, déclouter, mesurer puis découper.

S’en sont suivies de longues heures de ponçage. C’est probablement l’étape la plus longue. L’avantage d’être chez mes parents, en plus de bénéficier des outils et du jardin, c’est que j’ai un daddy, daddy coooool qui sort tôt du boulot pour m’aider à poncer.

La suite, c’est un peu comme un meuble Ikea. Reste plus qu’à monter. A la différence que les plans étaient peut être un peu moins chiadés que les notices du suédois…

Il m’est donc arrivée de démonter, re-mesurer, re-couper, re-monter. Ou recouper sans démonter, aussi, mais les résultats sont moins garantis.

Il m’est arrivé d’en vouloir à Newton et sa pomme. Le chat aussi.

Une petite modification (merci maman) a suffit à ce que la gravité ne fasse plus ch***.

Et voilà, Mesdames et Messieurs, sous vos yeux ébahis, le résultat ! Vous pouvez passer les mains dessus, dessous, pas de trucages, pas de fil de nylon, ça tient, youhou !

J’ai eu l’occasion de l’inaugurer à La Réole, dans le village créateur du festival Simone pète les watts. Il a résisté à la tempête, à la bière et au rosé. Super ambiance, quelques ventes et déjà quelques idées pour améliorer cette version 1.0.

Si la conception et les plans vous intéressent, je vous invite à consulter le step by step que j’ai rédigé dans un article tout exprès. Et si vous vous lancez dans la réalisation de ce stand d’expo, envoyez moi des photos ou laissez un lien en commentaire pour qu’on puisse voir vos versions !