Archives de l’auteur : Élice

Merci !

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre de cette opération « vente de linogravures au profit de l’Australie« . Je suis très heureuse de voir que l’art peut aussi faire la différence ! Et contente que certains de mes petits animaux aient trouvé leur place sur vos murs !

 

SOS Australie

L’Australie est en feu. Et mon cœur brûle avec.

Il y a 5 ans, on s’aventurait, mon amoureux et moi, sur les routes australiennes à bord d’un van flambant jaune que nous avions aménagé avec beaucoup de soin. Pour être tout à fait précis, le 25 janvier on terminait les derniers branchements électriques de notre hôtel particulier : on était prêt à embarquer dans une folle aventure !

Au départ, c’est la faune et la flore incroyables de cette gigantesque île-pays qui nous ont attirées de l’autre côté du globe. Notre curiosité et notre émerveillement n’ont cessé de grandir à mesure de nos découvertes. Entre la beauté de cette nature et la richesse humaine de nos rencontres, ce voyage reste gravé en moi, comme une profonde source d’inspiration de vie et de création.

J’ai envie de faire quelque chose pour aider à réparer les ravages causés par ces incendies. Mais mon envie est plus grande que mes moyens, et c’est pour ça que je vous sollicite.

A mon retour de voyage, en 2016, j’ai réalisé 6 linogravures inspirées de la faune et de l’art très graphique des aborigènes d’Australie. Jusqu’à présent, je ne les imprimais que sur du textile (séries limitées de 50 T-shirts).

Aujourd’hui, je lance un tirage spécial sur papier, en série limitée également (15 exemplaires de chaque), pour collecter des fonds au profit de 2 associations australiennes de protection de la nature : Wires (dans le New South Wales, région de Sydney) et Wildlife Victoria (région de Melbourne). Elles sont particulièrement sollicitées en ce moment (comme beaucoup d’autres organisations), pour venir en aide aux animaux victimes des feux.

Prix du tirage : 35€ (équivalent à 50$AU, ou 38$US). Vous pouvez donner plus si vous le souhaitez.
Format de la linogravure : 19 X 19 cm
Format du papier : 25 x 25 cm

Voici comment procéder (pour éviter le maximum de frais de transaction et de conversion de monnaie, l’idée étant d’aider la faune, pas les banques…) :

Si vous payez en Euro :

1) Envoyez moi votre don d’argent (35€ ou plus) :
– soit par Paypal en cliquant ici
– soit par virement bancaire en téléchargeant mon RIB ici
– soit par chèque à envoyer à Alice Moisset, 7 bis rue des Rouges Gorges, 34090 Montpellier

2) Envoyez moi un e-mail (alicemoisset@gmail.com) avec :
– la linogravure choisie
– votre nom et adresse de livraison

Si vous payez dans une autre devise que l’Euro :

1) Faites votre don d’argent directement à l’une de ces deux associations (correspondant à 35€ (=50$AU) ou plus) :
Wires
Wildlife Victoria
(accédez à leur page de don directement en cliquant sur les liens ci-dessus)

2) Envoyez-moi un e-mail (alicemoisset@gmail.com) avec :
– la preuve de votre don (photo, capture d’écran…)
– la linogravure choisie
– votre nom et adresse de livraison

J’envoie les linogravures une fois par semaine jusqu’à la fin de la collecte le 22 février.

Le 24 février, je transfère la somme récoltée moins les frais d’envoi à l’association Wires.

Frais d’envoi inclus. Envois standards, non suivis (si vous souhaitez un envoi suivi, merci de rajouter 2€ à votre don et de me le préciser par e-mail).

Merci de prendre soin de notre chère planète.

SOS Australia (english)

Australia is on fire. And my heart is burning with.

Back 5 years ago. Ben and I were about to hit the road on board a shiny yellow van we’d been lovingly setting up. More precisely, on the 25th of January, we were fixing the last electronic bits, ready to live the craziest adventures !

Because of the very special, mostly endemic, fauna and flora, Australia sounds to us like a magic tale out of a giant island. That was one of the reasons we chose to cross half of the globe. Our curiosity and our wonder kept growing as we were discovering more and more of this incredible country. Between the beauty of the nature and the human richness of the encounters, this journey remains engraved in me, as a deep inspiration source in my life and my creation.

So today I want to do something for Australia. But I need your help.

When I came back home in 2016, I carved 6 linocuts inspired by the fauna and the graphic lines and patterns of Aboriginal Art of Australia. Until now, I’ve only printed them on fabric (limited series of 50 T-shirts).

Today, I am printing a new special limited edition on paper (15 prints of each), as a fundraiser for 2 different Australia Wildlife Rescue Organisations : Wires (New South Wales) and Wildlife Victoria.

The price of the print is $AU50 (or $US38 or €35). Feel free to give more if you wish.
Linoprint size : 19 x 19 cm
Paper size : 25 x 25 cm

Here is how to proceed (to avoid the maximum fees in transactions and conversions, as the idea is to help wildlife, not banks…) :

If you pay in an other currency than Euro :

1) Make your donation directly to one of the following organisations :
Wires
Wildlife Victoria
following the links you’ll end up straight on their donation page

2) Send me an e-mail (alicemoisset@gmail.com) with :
– a receipt of your donation (you can take a pic)
– the linoprint you want
– your name and delivery address

If you pay in Euro :

1) Send me your donation either :
– by Paypal clicking here
– by fund transfer downloading my IBAN here

2) Send me an e-mail (alicemoisset@gmail.com) with :
– the linoprint you want
– your name and delivery address

I send the prints once a week until the fundraising is closed, on the 22nd of February.

On the 24th of February, I proceed to the final donation to Wires of the amount raised minus the shipping fees.

Shipping fees included. Standard shipping, untracked (if you’d like a tracking, please add 2 € to your donation and notice me by e-mail).

Thank you to take care of our Dear Planet.

2019 vs 2020

Quand je remonte le fil d’actu de mon blog, il faut peu d’articles avant de tomber sur mes voeux 2019… hum. Je n’ai pas osé relire les bonnes résolutions dans lesquelles je m’étais naïvement engagée, probablement les mêmes qu’en 2018, du type « publier plus souvent » « refaire vivre mon blog » « mettre à jour mon portfolio« . You-hou.

Bon, cette actualité diffuse n’est quand même pas très représentative de l’année qui vient de se terminer (enfin… je crois). L’activité des derniers mois a été relativement intense, et je commence même 2020 avec du retard accumulé ! Espérons que je cours plus vite qu’un certain lapin blanc.

Cette année, la nouveauté, c’est que je ne vais pas faire de résolutions. L’autre nouveauté, c’est que je vais faire un bilan (histoire de me rassurer en listant des trucs, me donner bonne conscience et un peu d’élan créatif pour 2020).

En 2019 y a eu :

– une expérience peu fructueuse (pour ne pas dire échec total) de vente en boutique de créateur.

– un déménagement : avec augmentation non négligeable de soleil, de carreaux de terrasse, de brins d’herbe, de surface d’atelier. Avec éloignement des montagnes aussi… mais rapprochement de la mer

– un projet de fresque avorté (pour des raisons politiques obscures) avec des enfants très déçus. (Mais une rencontre scolaire quand même et de la patouille à la gouache)

– Une exposition de gravure pour la fête de l’estampe

– une trentaine de T-shirts imprimés pour une cause qui me tient beaucoup à coeur

– quelques petits contrats par-ci par là de communication plus ou moins illustrée

la parution d’un livre dont je suis un peu fière : Simone Veil aux éditions les P’tits Béret

– quelques cases en plus sur un projet BD de longue haleine

– la désertion de ma boutique en ligne, mais quelques ventes tout de même par-ci par là.

– un mois d’octobre à plonger tête la première dans l’encre de Chine et les souvenirs d’Océanie.

– un amour naissant pour la gravure sur tetrapak

 

– un calendrier de l’avent illustré pour le simple plaisir de partager des plaisirs simples sur facebook, instagram (et aussi de m’imposer un rythme de création acharné)

– un nouvel album déjanté (qui déborde un peu sur le début d’année) 😉

Ce qui fait un total de plus d’un tiret par mois de l’année ! Voilà qui me donne le droit à un vrai YOUHOUUU !

Inktober 2019

Petit rappel pour ceux qui découvrent : inktober, c’est la contraction de « ink » (encre) et « october » (octobre). Il s’agit de produire un dessin par jour, à l’encre, pendant le mois d’octobre. Chacun s’approprie ensuite le challenge comme il l’entend. L’idée c’est de s’amuser, de créer, de progresser…

Cette année encore je me suis prêtée au jeu. L’occasion pour moi de m’imposer un cadre et un rythme qui m’aident à créer. J’avais émis au départ le souhait de ne pas y consacrer plus d’une heure par jour (pour ne pas que ça empiète trop sur mon boulot…). Ah, Ah ! Quelle naïveté…

Au final, j’y passais en moyenne 2h30 par jour : en comptant la création + la publication quotidienne sur les réseaux sociaux (ma page facebook et ma page instagram).

Ça pèse son poids en encre, papier heures de travail et gouttes de sueurs !

Aux thèmes officiels, j’avais décidé d’ajouter une petite contrainte supplémentaire : celle de raconter des anecdotes de nos 17 mois de voyage, principalement en Australie et Nouvelle-Zélande.

Si vous voulez (re)vivre l’aventure de ces 31 jours d’octobre, suivez le guide :

Jour 1 : Ring / Anneau

Je vous emmène dans le pays du Mordor. Direction le Tongariro, ce parc national de Nouvelle-Zélande, dont les paysages volcaniques ont inspiré Peter Jackson pour y planter le décor du Royaume des Ténèbres.
Tellement grandiose qu’on pourrait facilement imaginer une demande en mariage, mais on a préféré ne pas prendre de risque.

Jour 2 : Mindless / Stupide

Extrait de conversation avec Ben
– Le thème du jour c’est « mindless », je ne sais pas trop quoi dessiner.
– On a du en faire des trucs stupides pourtant !
– …
– …
– Comme se baigner dans les gorges de la Katherine River ?
– Par exemple ! C’est exactement ce à quoi je pensais !
– Hmm… j’y avais pensé aussi, mais c’était pas forcément un truc que je voulais mettre en avant…

Jour 3 : Bait / Appât

Aujourd’hui, on embarque sur le bateau de Stephen, qui nous propose de le suivre à la pêche aux crabes, dans les mangroves du nord de l’Australie. En guise d’appât, des carcasses de poulet dans des trappes qu’on laisse tomber au fond de l’eau. On reviendra relever les pièges le lendemain.
Les aborigènes pratiquaient une pêche un peu différente : ils ne gardaient que les pinces et relâchaient les crabes à l’eau. Comme les pinces repoussent, c’était un moyen de prélever les ressources sans les piller.

Jour 4 : Freeze / Geler

Nous n’avions pas prévu d’isolation dans notre van (pas plus que bonnets et doudounes dans nos sacs à dos… l’Australie quoi : crème solaire et maillots de bain !) Mais nous avons traversé l’hiver en même temps que le désert, en plein milieu du pays, et les nuits y sont fraîches. On s’est réveillé un matin sans pouvoir faire couler l’eau du robinet, elle avait gelé (à l’intérieur du van !) Et le reste de riz qu’on avait laissé refroidir sur le toit, la veille, était comme sorti du congélateur !
Et là, rien de tel qu’un p’tit déj au porridge fumant pour réchauffer la tuyauterie !

Jour 5 : Build / Construire

Le voyage a fait grandir en nous un projet futur de construction écologique. Nos échanges de travail contre gîte et couvert, c’était aussi l’occasion de découvrir de nouvelles façons de vivre, et de construire. En Nouvelle-Zélande, dans un petit coin de paradis préservé, on a participé à la construction d’une maison en « cob » : un mélange d’argile, de sable et de paille. Après, si t’as des compétence en pâte en à modeler, t’es embauché !

Jour 6 : Husky / Rauque

A Kuranda, dans la région de Cairns au Nord de l’Australie, on rencontre Jimmy : un bluesman français passionné, tombé amoureux du pays et du didgeridoo il y a plus de 20 ans. Cet instrument, comme une extension de son corps, fait écho à sa voix rauque et profonde. Il s’est lié d’amitié avec les membres d’une tribu locale et s’est donné pour mission de défendre leur valeurs et leur culture. Il nous raconte les dérives qu’il existe autour du commerce du didgeridoo (et du commerce de l’art aborigène en général : entre exploitation et contrefaçon… ).

Jour 7 : Enchanted / Enchanté

Des forêts enchantées, on en a traversé plusieurs au cours du voyage. Mais la première fois, c’était en Tasmanie, en chemin vers Lorinna. Une famille nous attendait dans ce village perdu au milieu de la forêt. On n’était pas tellement rassuré au volant de notre van sur cette route de terre étroite qui se fondait dans la brume et dans le crépuscule, et n’en finissait plus. 17 km à 30km/h à se demander quel genre de créatures fantastiques pouvait bien vivre au fond de cette vallée ? Humain, elfes, lutin ? Franchement, on commençait à avoir des doutes !

Jour 8 : Frail / Frêle

On peut considérer que le petit kangourou dans la poche de sa mère est « frêle »… mais en vrai, le thème du jour ne m’inspirait pas. Et comme j’ai beaucoup hésité il y a quelques jours pour illustrer le mot « construire », voici un autre épisode constructif : l’aménagement de notre van. Un mois de bricolage chez Graham et Shirley. En échange du gîte, du couvert et surtout de l’accès au garage et à tous les outils (on n’aurait pas pu mieux tomber), on leur filait un coup de main à la maison et au jardin.

Jour 9 : Swing / Balançoire

Un peu de sport, c’est important pour se mettre en appétit. Après cette performance acrobatique, on dégustera des noix de coco fraîchement ramassées sur cette plage déserte du nord du Queensland, vers Cooktown. Ambiance tropique assurée

Jour 10 : Pattern / Motif

Quand il s’agit de « motifs », je pense de suite à l’art aborigène. Le musée de Darwin présente des oeuvres traditionnelles et contemporaines de différents peuples d’Australie. Une visite très inspirante !

Jour 11 : Snow / Neige

La mauvaise idée de ce jour neigeux en Tasmanie : faire du stop au bord d’une route où passe 4 voitures par heure, pour tenter de se rendre à presque 200 km de là, et atteindre le départ de la randonnée…

Jour 12 : Dragon

Cette histoire de dragon (waterdragon, plus précisément) racontée en BD se déroule dans un parc national au nord de Sydney. Les animaux sauvages sont un peu moins sauvages que dans les coins plus reculés d’où on venaient… on n’était pas habitués !

Jour 13 : Ash / Cendre

C’est en Indonésie que je vous emmène aujourd’hui, sur l’île de Java. Randonnée extrêmement matinale pour pouvoir admirer le lever du soleil sur le Mont Bromo. Le volcan était alors en éruption. Impressionnant spectacle de cendres et de fumée que nous avons admiré toute la matinée !

Jour 14 : Overgrown / Envahi par la végétation

On reste encore un peu en Asie du Sud Est pour le dessin du jour, direction le Cambodge cette fois-ci. Dans la région d’Angkor, la nature a largement repris ses droits sur cette cité remarquable du IXe siècle. On se prend un peu pour des explorateurs en se frayant un chemin à travers les ruines et la végétation.

Jour 15 : Legend / Légende

Uluru, cette montagne sacrée, est bercée de légendes que les peuples aborigènes se transmettent depuis des dizaines de milliers d’années. Plus gros monolithe du monde, c’est aussi une curiosité et un emblème de l’Australie que les touristes veulent absolument grimper. Sauf que c’est dangereux et surtout défendu par le peuple Anangu, propriétaire (reconnu en 1985) de ce territoire. Le 26 octobre 2019, l’ascension d’Uluru a été officiellement interdite ! Enfin ! Lorsque nous y étions, les guides du parc national essayaient de sensibiliser le public en l’encourageant à découvrir le site d’en-bas. Une balade d’une dizaine de kilomètre fait le tour du monolithe, ce qui permet de l’apprécier sous tous ses plus beaux profils ! Alors que le parc accueille des milliers de visiteurs par jour, nous n’avons croisé que quelques personnes sur ce sentier…

Jour 16 : Wild / Sauvage

En Nouvelle-Zélande, la côte ouest de l’île du sud est très sauvage. La végétation dense et humide, digne d’un décor de Jurassic Park, abrite une faune timide et discrète. Cette nuit-là, on a entendu le cri des kiwis. Et même si nous n’avons pas eu l’occasion de voir ces drôles d’oiseaux en vrai, la sensation de les savoir tout près reste un moment magique du voyage !

Jour 17 : Misfit / Inadapté

Quand on passe un peu trop de temps hors de la civilisation, dans le bush ou sur la route, avec peu d’autres interactions humaines que nous-mêmes, on a vite fait de perdre certains codes sociaux…
(il fallait économiser l’eau, aussi…)

Jour 18 : Ornament / Décoration

Ces 18 mois de HelpX (échange de travail contre le gîte et le couvert) nous ont amené à faire un tas de petits boulots variés. Nourrir des vaches, réparer des clôtures, faire du jardinage, nettoyer les vitres, faire du béton, couper du bois et tant d’autres bricoles. Parfois, nos hôtes profitaient de nos compétences particulières pour nous faire faire des choses un peu plus spéciales, un peu moins prévues. C’est comme ça que je me suis retrouvée à faire de la décoration de porte de cuisine ! J’étais heureuse que ce travail créatif soit reconnu au même titre que tous les autres travaux. Et j’avoue, je me sentait un peu privilégiée lorsque je passais mes journées à peindre au frais pendant que Benji suait sous la cagnasse, à déplacer des brouettes de terres et des sacs de cailloux… à la fin de la journée, on avait la même nourriture dans notre assiette et le même matelas confortable !

Jour 19 : Sling / Écharpe de portage

Je vous emmène une fois de plus à Lorinna en Tasmanie (dans la même maison où j’ai peint sur la porte), à la rencontre d’un bébé qui ne pouvait dormir qu’en mode marsupial (accroché à ses parents), et d’un super papa qui pouvait continuer, en toute sérénité, la construction de sa maison !

Jour 21 : Treasure / Trésor

Il y a une centaine d’années, en cherchant de l’eau, un mec a trouvé de l’opale à Coober Pedy (cette ville si inhospitalière que les gens sont obligés de vivre sous terre pour conserver une température ambiante supportable…). Et rapidement, les gens sont venus du monde entier pour creuser… d’où les milliers de monticules de terre caractéristiques qui recouvrent les environs. Une vraie ruée vers l’opale ! Nous, on a tenté notre chance en faisant du « noodling » : chercher dans les gravats qui ont été déblayés, et parfois il arrive qu’on trouve des petits morceaux…

Jour 22 : Ghost / Fantôme

J’ai cherché au fin fond de mes souvenirs si on n’avait pas visité un château hanté, une maison abandonnée, croisé des esprits dans des sites sacrés… non non, rien de tout ça… Le seul truc qu’on a pu croire hanté, c’est notre van, les quelques nuits avant qu’on découvre qui était à l’origine de ces petits bruits la nuit !

Jour 23 : Ancient / Ancien

En Australie, on est allé à un concert de Xavier Rudd and the United Nation. Ambiance relax en plein air.

Jour 24 : Dizzy / Vertigineux

Il y a les gardiens de phare et les gardiens de feux. Ici, dans la région de Pemberton (Australie Occidentale), des plateformes de bois ont été construites à la cime des plus hauts arbres des forêts, pour surveiller les départs de feux. Parce que les incendies, dans cette végétation aride, avec des essences d’arbres chargées en huile, deviennent vite ravageurs et incontrôlables. Aujourd’hui, on a d’autre moyens de surveillances, mais ce réseau de plateformes était utilisé jusqu’à y’a pas si longtemps. Lorsque nous y étions, on pouvait grimper à l’échelle en colimaçon du Diamond Tree (un Karri géant de 50m de haut), mais je viens d’apprendre que c’est désormais fermé au public.

Jour 25 : Tasty / Savoureux

La grande cuisine n’est pas incompatible avec le voyage en van ! Comme on avait peu de moyens de conservation, et qu’on n’avait pas toujours la possibilité de se ravitailler, on faisait parfois notre pain (cuisson à la poêle). On s’est même lancé dans l’élaboration de nos barres de céréales pour les randonnées.

Jour 26 : Dark / Sombre

C’était un soir en Tasmanie, après un repas partagé avec une famille qui nous avait pris en stop et proposé de nous héberger pour la nuit. De manière très spontanée, on s’est retrouvé à 5 dans leur petite voiture, parés d’un kit de secours, à la rencontre de la vie nocturne. Dee et sa famille ont l’habitude de recueillir des bébés animaux orphelins, ou blessés, pour les sevrer, les soigner puis les relâcher. Il y a un nombre incroyable d’animaux mort sur le bords des routes australiennes.
Dans la voiture s’enchaînent donc les « pas viable », « moitié de wallaby », « stoooooooop, fraîchement mort!! », à mesure que nous croisons les cadavres sur le bord de la route. La mission ce soir est d’une part, de dégager ces cadavres de la chaussée pour éviter que d’autres animaux charognards se fassent percuter à leur tour en mangeant les restes, et d’autre part de vérifier qu’il n’y ait pas de bébé toujours vivant dans la poche des mamans (tous les bébés marsupiaux finissent leur croissance dans la poche de leur mère). Étrange virée nocturne, où les sentiments se mêlent : tristesse et dégoût, mais joie de partager un bout de quotidien de cette famille si chaleureuse. Et puis, gratification à dame Nature de nous avoir permis d’observer aussi des animaux vivants cette nuit là !

Jour 27 : Coat / Manteau

En Australie, on a découvert le réseau de « second hand shop » et « Op’ shop » (des magasins de seconde main, caritatif, associatif ou business), beaucoup plus développé qu’en France. Bien pratique pour meubler notre van, et aussi pour acheter des fringues un peu plus chaudes pour notre séjour en Tasmanie (souvenez-vous, notre garde-robe de voyage était plutôt orientée tong et slip de bain, à la base).

Jour 28 : Ride / Balade

Petite virée à scooter à la découverte des rizières, à l’intérieur des terres. Il n’y a pas que des plages de sable blanc à Bali !

Jour 29 : Injured / Blessé

En voyage, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Cette belle entorse (2ème jour en Nouvelle-Zélande quand même) a légèrement compromis nos plans (on avait prévu pleeeeein de randonnées). Mais voyager, c’est aussi improviser avec ce qui se présente chaque jour !

Jour 30 : Catch / Capture

Daintree Forest. On est parti en quête du casoar, ce gros oiseaux menacé (et menaçant) qui se cache dans les forêts humide du nord est de l’Australie. En vrai, on ne verra que ses excréments et des traces de pattes dans le sable… mais ce petit exercice dessiné me permet de rectifier le tir.

Jour 31 : Ripe / Mûr

Le meilleur goûter du monde : celui improvisé sur le bord de la route lorsque l’on croise un énorme manguier plein de fruits mûrs, prêts à être dévorés. Un banc et une fontaine sont installés en dessous, pour nous inviter à la dégustation…

Madame Veil dans ma boîte aux lettres…

… et dans vos librairies dès aujourd’hui !

J’adore toujours ce moment où je sais que je vais recevoir mes exemplaires de livre par la poste. Il y a ce sentiment d’impatience de découvrir l’objet, une légère angoisse de savoir si l’impression est de qualité, si les couleurs sont bien rendues, si je ne me suis pas plantée de fichiers…

Pas de mauvaise surprise, les couleurs sont plutôt fidèles à mon écran. Roman très illustré avec couverture cartonnée pour un petit cachet supplémentaire : joli objet !

J’ai donc le plaisir de vous annoncer qu’à partir d’aujourd’hui, Madame Veil prend sa place aux côtés de Cléopâtre, Lucie Aubrac, Alexandra David-Néel et Coco Chanel chez les P’tits Bérets qui les réunissent dans une très chouette collection de romans : Mes Héroïnes. Une série de livre qui « propose une découverte du destin des femmes qui ont marqué l’Histoire de l’Humanité. » 

Marion Besnard, à l’écriture, nous accroche de sa plume pour nous plonger dans l’Histoire, et c’est captivant !

Simone

Il y a quelques mois, j’étais très heureuse et un peu fière de signer un contrat de roman jeunesse à paraître sur la vie de Simone Veil, dans une collection qui met en avant des femmes qui ont eu un impact sur notre histoire.

J’ai passé du temps à faire des recherches, à écouter des podcasts, à visionner ses discours, à m’imprégner de cette grande dame.

Aujourd’hui, alors que je travaille sur les illustrations, je suis triste de réaliser que ce n’est pas juste de l’Histoire dont il s’agit, mais d’une actualité trop brûlante. Sidérée de voir que des droits aussi fondamentaux que celui de disposer de son corps lorsque l’on est une femme, puissent nous être retirés. Choquée de comprendre que ça ne tient pas à grand chose, que rien n’est acquis.
On parle des États-Unis, mais ça pourrait être ici.

Je vous laisse avec Simone, et avec la pluie.