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Inktober 2019

Petit rappel pour ceux qui découvrent : inktober, c’est la contraction de « ink » (encre) et « october » (octobre). Il s’agit de produire un dessin par jour, à l’encre, pendant le mois d’octobre. Chacun s’approprie ensuite le challenge comme il l’entend. L’idée c’est de s’amuser, de créer, de progresser…

Cette année encore je me suis prêtée au jeu. L’occasion pour moi de m’imposer un cadre et un rythme qui m’aident à créer. J’avais émis au départ le souhait de ne pas y consacrer plus d’une heure par jour (pour ne pas que ça empiète trop sur mon boulot…). Ah, Ah ! Quelle naïveté…

Au final, j’y passais en moyenne 2h30 par jour : en comptant la création + la publication quotidienne sur les réseaux sociaux (ma page facebook et ma page instagram).

Ça pèse son poids en encre, papier heures de travail et gouttes de sueurs !

Aux thèmes officiels, j’avais décidé d’ajouter une petite contrainte supplémentaire : celle de raconter des anecdotes de nos 17 mois de voyage, principalement en Australie et Nouvelle-Zélande.

Si vous voulez (re)vivre l’aventure de ces 31 jours d’octobre, suivez le guide :

Jour 1 : Ring / Anneau

Je vous emmène dans le pays du Mordor. Direction le Tongariro, ce parc national de Nouvelle-Zélande, dont les paysages volcaniques ont inspiré Peter Jackson pour y planter le décor du Royaume des Ténèbres.
Tellement grandiose qu’on pourrait facilement imaginer une demande en mariage, mais on a préféré ne pas prendre de risque.

Jour 2 : Mindless / Stupide

Extrait de conversation avec Ben
– Le thème du jour c’est « mindless », je ne sais pas trop quoi dessiner.
– On a du en faire des trucs stupides pourtant !
– …
– …
– Comme se baigner dans les gorges de la Katherine River ?
– Par exemple ! C’est exactement ce à quoi je pensais !
– Hmm… j’y avais pensé aussi, mais c’était pas forcément un truc que je voulais mettre en avant…

Jour 3 : Bait / Appât

Aujourd’hui, on embarque sur le bateau de Stephen, qui nous propose de le suivre à la pêche aux crabes, dans les mangroves du nord de l’Australie. En guise d’appât, des carcasses de poulet dans des trappes qu’on laisse tomber au fond de l’eau. On reviendra relever les pièges le lendemain.
Les aborigènes pratiquaient une pêche un peu différente : ils ne gardaient que les pinces et relâchaient les crabes à l’eau. Comme les pinces repoussent, c’était un moyen de prélever les ressources sans les piller.

Jour 4 : Freeze / Geler

Nous n’avions pas prévu d’isolation dans notre van (pas plus que bonnets et doudounes dans nos sacs à dos… l’Australie quoi : crème solaire et maillots de bain !) Mais nous avons traversé l’hiver en même temps que le désert, en plein milieu du pays, et les nuits y sont fraîches. On s’est réveillé un matin sans pouvoir faire couler l’eau du robinet, elle avait gelé (à l’intérieur du van !) Et le reste de riz qu’on avait laissé refroidir sur le toit, la veille, était comme sorti du congélateur !
Et là, rien de tel qu’un p’tit déj au porridge fumant pour réchauffer la tuyauterie !

Jour 5 : Build / Construire

Le voyage a fait grandir en nous un projet futur de construction écologique. Nos échanges de travail contre gîte et couvert, c’était aussi l’occasion de découvrir de nouvelles façons de vivre, et de construire. En Nouvelle-Zélande, dans un petit coin de paradis préservé, on a participé à la construction d’une maison en « cob » : un mélange d’argile, de sable et de paille. Après, si t’as des compétence en pâte en à modeler, t’es embauché !

Jour 6 : Husky / Rauque

A Kuranda, dans la région de Cairns au Nord de l’Australie, on rencontre Jimmy : un bluesman français passionné, tombé amoureux du pays et du didgeridoo il y a plus de 20 ans. Cet instrument, comme une extension de son corps, fait écho à sa voix rauque et profonde. Il s’est lié d’amitié avec les membres d’une tribu locale et s’est donné pour mission de défendre leur valeurs et leur culture. Il nous raconte les dérives qu’il existe autour du commerce du didgeridoo (et du commerce de l’art aborigène en général : entre exploitation et contrefaçon… ).

Jour 7 : Enchanted / Enchanté

Des forêts enchantées, on en a traversé plusieurs au cours du voyage. Mais la première fois, c’était en Tasmanie, en chemin vers Lorinna. Une famille nous attendait dans ce village perdu au milieu de la forêt. On n’était pas tellement rassuré au volant de notre van sur cette route de terre étroite qui se fondait dans la brume et dans le crépuscule, et n’en finissait plus. 17 km à 30km/h à se demander quel genre de créatures fantastiques pouvait bien vivre au fond de cette vallée ? Humain, elfes, lutin ? Franchement, on commençait à avoir des doutes !

Jour 8 : Frail / Frêle

On peut considérer que le petit kangourou dans la poche de sa mère est « frêle »… mais en vrai, le thème du jour ne m’inspirait pas. Et comme j’ai beaucoup hésité il y a quelques jours pour illustrer le mot « construire », voici un autre épisode constructif : l’aménagement de notre van. Un mois de bricolage chez Graham et Shirley. En échange du gîte, du couvert et surtout de l’accès au garage et à tous les outils (on n’aurait pas pu mieux tomber), on leur filait un coup de main à la maison et au jardin.

Jour 9 : Swing / Balançoire

Un peu de sport, c’est important pour se mettre en appétit. Après cette performance acrobatique, on dégustera des noix de coco fraîchement ramassées sur cette plage déserte du nord du Queensland, vers Cooktown. Ambiance tropique assurée

Jour 10 : Pattern / Motif

Quand il s’agit de « motifs », je pense de suite à l’art aborigène. Le musée de Darwin présente des oeuvres traditionnelles et contemporaines de différents peuples d’Australie. Une visite très inspirante !

Jour 11 : Snow / Neige

La mauvaise idée de ce jour neigeux en Tasmanie : faire du stop au bord d’une route où passe 4 voitures par heure, pour tenter de se rendre à presque 200 km de là, et atteindre le départ de la randonnée…

Jour 12 : Dragon

Cette histoire de dragon (waterdragon, plus précisément) racontée en BD se déroule dans un parc national au nord de Sydney. Les animaux sauvages sont un peu moins sauvages que dans les coins plus reculés d’où on venaient… on n’était pas habitués !

Jour 13 : Ash / Cendre

C’est en Indonésie que je vous emmène aujourd’hui, sur l’île de Java. Randonnée extrêmement matinale pour pouvoir admirer le lever du soleil sur le Mont Bromo. Le volcan était alors en éruption. Impressionnant spectacle de cendres et de fumée que nous avons admiré toute la matinée !

Jour 14 : Overgrown / Envahi par la végétation

On reste encore un peu en Asie du Sud Est pour le dessin du jour, direction le Cambodge cette fois-ci. Dans la région d’Angkor, la nature a largement repris ses droits sur cette cité remarquable du IXe siècle. On se prend un peu pour des explorateurs en se frayant un chemin à travers les ruines et la végétation.

Jour 15 : Legend / Légende

Uluru, cette montagne sacrée, est bercée de légendes que les peuples aborigènes se transmettent depuis des dizaines de milliers d’années. Plus gros monolithe du monde, c’est aussi une curiosité et un emblème de l’Australie que les touristes veulent absolument grimper. Sauf que c’est dangereux et surtout défendu par le peuple Anangu, propriétaire (reconnu en 1985) de ce territoire. Le 26 octobre 2019, l’ascension d’Uluru a été officiellement interdite ! Enfin ! Lorsque nous y étions, les guides du parc national essayaient de sensibiliser le public en l’encourageant à découvrir le site d’en-bas. Une balade d’une dizaine de kilomètre fait le tour du monolithe, ce qui permet de l’apprécier sous tous ses plus beaux profils ! Alors que le parc accueille des milliers de visiteurs par jour, nous n’avons croisé que quelques personnes sur ce sentier…

Jour 16 : Wild / Sauvage

En Nouvelle-Zélande, la côte ouest de l’île du sud est très sauvage. La végétation dense et humide, digne d’un décor de Jurassic Park, abrite une faune timide et discrète. Cette nuit-là, on a entendu le cri des kiwis. Et même si nous n’avons pas eu l’occasion de voir ces drôles d’oiseaux en vrai, la sensation de les savoir tout près reste un moment magique du voyage !

Jour 17 : Misfit / Inadapté

Quand on passe un peu trop de temps hors de la civilisation, dans le bush ou sur la route, avec peu d’autres interactions humaines que nous-mêmes, on a vite fait de perdre certains codes sociaux…
(il fallait économiser l’eau, aussi…)

Jour 18 : Ornament / Décoration

Ces 18 mois de HelpX (échange de travail contre le gîte et le couvert) nous ont amené à faire un tas de petits boulots variés. Nourrir des vaches, réparer des clôtures, faire du jardinage, nettoyer les vitres, faire du béton, couper du bois et tant d’autres bricoles. Parfois, nos hôtes profitaient de nos compétences particulières pour nous faire faire des choses un peu plus spéciales, un peu moins prévues. C’est comme ça que je me suis retrouvée à faire de la décoration de porte de cuisine ! J’étais heureuse que ce travail créatif soit reconnu au même titre que tous les autres travaux. Et j’avoue, je me sentait un peu privilégiée lorsque je passais mes journées à peindre au frais pendant que Benji suait sous la cagnasse, à déplacer des brouettes de terres et des sacs de cailloux… à la fin de la journée, on avait la même nourriture dans notre assiette et le même matelas confortable !

Jour 19 : Sling / Écharpe de portage

Je vous emmène une fois de plus à Lorinna en Tasmanie (dans la même maison où j’ai peint sur la porte), à la rencontre d’un bébé qui ne pouvait dormir qu’en mode marsupial (accroché à ses parents), et d’un super papa qui pouvait continuer, en toute sérénité, la construction de sa maison !

Jour 21 : Treasure / Trésor

Il y a une centaine d’années, en cherchant de l’eau, un mec a trouvé de l’opale à Coober Pedy (cette ville si inhospitalière que les gens sont obligés de vivre sous terre pour conserver une température ambiante supportable…). Et rapidement, les gens sont venus du monde entier pour creuser… d’où les milliers de monticules de terre caractéristiques qui recouvrent les environs. Une vraie ruée vers l’opale ! Nous, on a tenté notre chance en faisant du « noodling » : chercher dans les gravats qui ont été déblayés, et parfois il arrive qu’on trouve des petits morceaux…

Jour 22 : Ghost / Fantôme

J’ai cherché au fin fond de mes souvenirs si on n’avait pas visité un château hanté, une maison abandonnée, croisé des esprits dans des sites sacrés… non non, rien de tout ça… Le seul truc qu’on a pu croire hanté, c’est notre van, les quelques nuits avant qu’on découvre qui était à l’origine de ces petits bruits la nuit !

Jour 23 : Ancient / Ancien

En Australie, on est allé à un concert de Xavier Rudd and the United Nation. Ambiance relax en plein air.

Jour 24 : Dizzy / Vertigineux

Il y a les gardiens de phare et les gardiens de feux. Ici, dans la région de Pemberton (Australie Occidentale), des plateformes de bois ont été construites à la cime des plus hauts arbres des forêts, pour surveiller les départs de feux. Parce que les incendies, dans cette végétation aride, avec des essences d’arbres chargées en huile, deviennent vite ravageurs et incontrôlables. Aujourd’hui, on a d’autre moyens de surveillances, mais ce réseau de plateformes était utilisé jusqu’à y’a pas si longtemps. Lorsque nous y étions, on pouvait grimper à l’échelle en colimaçon du Diamond Tree (un Karri géant de 50m de haut), mais je viens d’apprendre que c’est désormais fermé au public.

Jour 25 : Tasty / Savoureux

La grande cuisine n’est pas incompatible avec le voyage en van ! Comme on avait peu de moyens de conservation, et qu’on n’avait pas toujours la possibilité de se ravitailler, on faisait parfois notre pain (cuisson à la poêle). On s’est même lancé dans l’élaboration de nos barres de céréales pour les randonnées.

Jour 26 : Dark / Sombre

C’était un soir en Tasmanie, après un repas partagé avec une famille qui nous avait pris en stop et proposé de nous héberger pour la nuit. De manière très spontanée, on s’est retrouvé à 5 dans leur petite voiture, parés d’un kit de secours, à la rencontre de la vie nocturne. Dee et sa famille ont l’habitude de recueillir des bébés animaux orphelins, ou blessés, pour les sevrer, les soigner puis les relâcher. Il y a un nombre incroyable d’animaux mort sur le bords des routes australiennes.
Dans la voiture s’enchaînent donc les « pas viable », « moitié de wallaby », « stoooooooop, fraîchement mort!! », à mesure que nous croisons les cadavres sur le bord de la route. La mission ce soir est d’une part, de dégager ces cadavres de la chaussée pour éviter que d’autres animaux charognards se fassent percuter à leur tour en mangeant les restes, et d’autre part de vérifier qu’il n’y ait pas de bébé toujours vivant dans la poche des mamans (tous les bébés marsupiaux finissent leur croissance dans la poche de leur mère). Étrange virée nocturne, où les sentiments se mêlent : tristesse et dégoût, mais joie de partager un bout de quotidien de cette famille si chaleureuse. Et puis, gratification à dame Nature de nous avoir permis d’observer aussi des animaux vivants cette nuit là !

Jour 27 : Coat / Manteau

En Australie, on a découvert le réseau de « second hand shop » et « Op’ shop » (des magasins de seconde main, caritatif, associatif ou business), beaucoup plus développé qu’en France. Bien pratique pour meubler notre van, et aussi pour acheter des fringues un peu plus chaudes pour notre séjour en Tasmanie (souvenez-vous, notre garde-robe de voyage était plutôt orientée tong et slip de bain, à la base).

Jour 28 : Ride / Balade

Petite virée à scooter à la découverte des rizières, à l’intérieur des terres. Il n’y a pas que des plages de sable blanc à Bali !

Jour 29 : Injured / Blessé

En voyage, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Cette belle entorse (2ème jour en Nouvelle-Zélande quand même) a légèrement compromis nos plans (on avait prévu pleeeeein de randonnées). Mais voyager, c’est aussi improviser avec ce qui se présente chaque jour !

Jour 30 : Catch / Capture

Daintree Forest. On est parti en quête du casoar, ce gros oiseaux menacé (et menaçant) qui se cache dans les forêts humide du nord est de l’Australie. En vrai, on ne verra que ses excréments et des traces de pattes dans le sable… mais ce petit exercice dessiné me permet de rectifier le tir.

Jour 31 : Ripe / Mûr

Le meilleur goûter du monde : celui improvisé sur le bord de la route lorsque l’on croise un énorme manguier plein de fruits mûrs, prêts à être dévorés. Un banc et une fontaine sont installés en dessous, pour nous inviter à la dégustation…

Madame Veil dans ma boîte aux lettres…

… et dans vos librairies dès aujourd’hui !

J’adore toujours ce moment où je sais que je vais recevoir mes exemplaires de livre par la poste. Il y a ce sentiment d’impatience de découvrir l’objet, une légère angoisse de savoir si l’impression est de qualité, si les couleurs sont bien rendues, si je ne me suis pas plantée de fichiers…

Pas de mauvaise surprise, les couleurs sont plutôt fidèles à mon écran. Roman très illustré avec couverture cartonnée pour un petit cachet supplémentaire : joli objet !

J’ai donc le plaisir de vous annoncer qu’à partir d’aujourd’hui, Madame Veil prend sa place aux côtés de Cléopâtre, Lucie Aubrac, Alexandra David-Néel et Coco Chanel chez les P’tits Bérets qui les réunissent dans une très chouette collection de romans : Mes Héroïnes. Une série de livre qui « propose une découverte du destin des femmes qui ont marqué l’Histoire de l’Humanité. » 

Marion Besnard, à l’écriture, nous accroche de sa plume pour nous plonger dans l’Histoire, et c’est captivant !

Simone

Il y a quelques mois, j’étais très heureuse et un peu fière de signer un contrat de roman jeunesse à paraître sur la vie de Simone Veil, dans une collection qui met en avant des femmes qui ont eu un impact sur notre histoire.

J’ai passé du temps à faire des recherches, à écouter des podcasts, à visionner ses discours, à m’imprégner de cette grande dame.

Aujourd’hui, alors que je travaille sur les illustrations, je suis triste de réaliser que ce n’est pas juste de l’Histoire dont il s’agit, mais d’une actualité trop brûlante. Sidérée de voir que des droits aussi fondamentaux que celui de disposer de son corps lorsque l’on est une femme, puissent nous être retirés. Choquée de comprendre que ça ne tient pas à grand chose, que rien n’est acquis.
On parle des États-Unis, mais ça pourrait être ici.

Je vous laisse avec Simone, et avec la pluie.

 

Good Bye Octoplazm !

Aujourd’hui, le petit poulpe prend officiellement sa retraite et l’hélice redouble de vitesse !

Octoplazm, au départ c’était une aventure à 3, et l’idée d’imprimer des T-shirts en famille. Mais l’espace temps s’est dilaté (jusque loin dans l’hémisphère sud) et les frangins se sont barrés. De mon côté, je continuais à créer des visuels Octoplazmiques en plus de mes illustrations Élicetiques. J’ai troqué presse à chaleur et vinyle de flocage contre gouges et linoléum. J’expérimentais de nouvelles techniques, de nouveaux supports. « A laver sur l’envers, à porter à l’endroit » (le slogan d’Octoplazm) perdait un peu de son sens lorsqu’il s’agissait de boucles d’oreilles ou de sous-bock en bois. De mes créations, je ne savais plus trop lesquelles relevaient d’Élice, lesquelles d’Octoplazm… bref, c’était le bazar.

De plus, j’ai bien pris conscience qu’une bonne communication est indispensable pour développer ce genre de business. Gérer une image de marque, maintenir de l’activité sur les réseaux, publier des articles, mettre à jour la boutique, c’est déjà beaucoup de travail, beaucoup de temps et une organisation qui demande de maîtriser la nage papillon, au moins. Ajoute à ça une deuxième image de marque, multiplie le temps et les efforts par deux, et imagine moi, le cerveau en surchauffe, en train de me débattre dans l’océan de la désorganisation. Même avec 8 tentacules, je sens bien que je coule.

Je réalise que porter 2 casquettes, c’est trop pour moi. Il me faudrait 2 têtes. Mais la chirurgie esthétique ne m’intéresse pas et j’essaie, autant que possible, d’éviter la schizophrénie. Il est donc grand temps, à l’approche du printemps, de faire un peu de ménage là-dedans.

Artistiquement, ça ne change pas grand chose. D’Octoplazm je conserve la poulpitude et les tentacules (toujours très utiles en cas de multi-activité). Je continue de créer mes objets illustrés, ils seront juste commercialisés sous mon pseudo Élice, désormais.

En pratique, dans la vraie vie matérielle des choses que tu peux palper de tes doigts (propres), mes créations sont en vente chez Tarn & Co, boutique de créateurs à Réalmont (81).

Dans la vie virtuelle des vraies choses, mais que tu ne peux pas directement palper de tes doigts (qu’on s’en fout qu’ils soient propres, du coup), tu peux acheter mes créations sur Etsy, et sur Octoplazm.com (encore un petit peu le temps de faire la poussière, de mettre en place des redirections, de changer la bannière…).

Tirage au sort

La semaine dernière je lançais un petit concours pour vous faire gagner 3 des calendriers sirènes tout fraîchement sortis de l’imprimerie.

Je profite de ce week-end prolongé en terre girondine, des mains de ma maman (ou du bras de mère, pour rester dans le thème) et de l’odeur des embruns (si, si, ça arrive jusqu’ici) pour le tirage au sort !

Bravo aux 3 gagnantes !

Le calendrier aquatique

En 2019, mes petites sirènes de mai dernier sont de retour pour vous aider à vous organiser !

SPOILER ALERTE : concours à la fin de l’article pour gagner une de ces belles créatures  !

Dans le cadre d’un partenariat avec l’imprimerie en ligne PrintOclock, qui s’est chargée de la fabrication de ces calendriers, je vous fais un retour détaillé sur le produit.

Voici donc l’objet :
Calendrier mural à spirales
Format A4 – portrait
Papier 250g couché Demi-Mat (satiné)
Finition standard

Premier point non négligeable pour moi : la fabrication est française, et l’impression se fait à Toulouse avec le label imprim’vert.

Le papier est plutôt classique, très lisse. Le couchage demi-mat rend les couleurs très lumineuses. Les anneaux blancs sont discrets, c’était intéressant d’avoir le choix (entre noir ou blanc).

Le carton gris du fond est très souple je trouve, il aurait mérité d’être un poil plus rigide pour donner plus de tenu à l’ensemble, même si le calendrier est destiné à être accroché contre un mur.

Au niveau de l’impression et du rendu des couleurs, je suis très contente ! Les couleurs sont fidèles à ce que j’avais sur mon écran (calibré avec une sonde colorimétrique). J’ai poussé la vérif un peu plus loin en comparant avec mes nuanciers de référence offset. Même s’il s’agit ici d’impression numérique on est quand même très proche de la couleur attendue. Pas de mauvaise surprise donc !

Petit bémol sur le façonnage, la découpe n’est pas super propre au niveau des anneaux et du crochet. Bon, c’est léger, il faut regarder de près, mais les bords ne sont pas très nets et ça ressort d’autant plus sur les fonds de couleur.

Globalement, l’objet final est plutôt chouette ! Il faut garder en tête que ce n’est pas du tirage d’art avec du papier très luxueux (ça reste de l’impression numérique pour des objets promotionnels et autres supports de communication) mais la qualité est très correcte, et je suis bien contente du rendu de mes illustrations !

Ce qui serait bien, pour vous faire une meilleure idée, c’est que vous puissiez le toucher, le sentir, le voir en vrai… et c’est là que je vous propose ce petit concours, avec 3 calendriers à gagner. 

Pour participer, c’est simple : il suffit de laisser un petit commentaire ici avant le 25 janvier minuit (cachet de la poste numérique faisant foi). Si vous n’avez pas d’inspiration, vous pouvez me donner des idées de prénoms pour mes sirènes. Tirage au sort des 3 gagnants parmi toutes les participations (blog et réseaux sociaux) le 26  janvier !

Good Morning 2019 !

Le mois de janvier est bien entamé. Les vacances sont finies, les décos de Noël rangées. Chacun a repris ses habitudes (ou essaie d’en changer avec de fraîches résolutions).

Je joue les prolongations en vous envoyant aujourd’hui mes vœux pour 2019. Vous avez remarqué, l’anticipation n’est pas au programme de mes résolutions ! En revanche, cette carte a été pour moi un bon prétexte pour m’initier à un nouveau logiciel. C’est donc en images animées que je vous souhaite la bonne année !

Clique sur l’image et tu pourras jouer avec. Donne vie à mes nouveaux amis en faisant glisser le curseur de ta souris !

Ce que j’aimerais vous souhaiter pour cette année, c’est de prendre le temps de faire des détours. D’emprunter les chemins de traverse et de vous perdre un peu. De choisir l’option «2 fois plus long pour le même prix et la même destination».

Je vous souhaite bien sûr du cambouis sur les mains. De la sueur, un peu. Quelques nids de poules, des gravillons, une route mal goudronnée, des obstacles à surmonter. Des gens pour vous aider. De la gratitude à leur donner. Un hamac pour vous reposer.

Je vous souhaite d’être surpris. De vous émerveiller sur des choses qui font tellement partie de votre paysage qu’elles n’existent même plus. De vous arrêter un peu sur le bas côté, de faire quelques pas pour observer l’air, respirer les cailloux. De vous asseoir par terre, de regarder les fourmis. De repartir à pied, sous la pluie.

Je vous souhaite d’être heureux en toute circonstance. Et si ça peut aider, je vous envoie du bonheur. Beaucoup de bonheur. Un gros paquet de bonheur à fractionner sur les 349 jours à venir. Pour que chaque journée, même la plus pourrie, ait son stock de sourires.

Que 2019 vous fabrique une réserve inépuisable de beaux souvenirs qui participeront à votre bonheur de 2020 ! (Et cette fois-ci, on ne pourra pas dire que je n’ai pas anticipé…)

PS : Un grand merci à Manu de la médiathèque de Saint Médard en Jalles qui m’a filé plus d’un coup de main pour me dépatouiller du logiciel et faire bouger mes petites bestioles 😉

Bye bye 2018 !

Et si on disait que les vacances de Noël n’étaient pas encore tout à fait terminées ?

Pour retarder la reprise, et vous accompagner tout en douceur dans ces derniers jours de transition vers la nouvelle année (et aussi pour me laisser le temps de vous la souhaiter), je vous invite à vous glisser sous votre plaid poilu préféré.

Munissez-vous d’une boisson fumante, de votre tablette, smartphone, ordinateur ou tout autre objet connecté à l’internet mondial (ordinaphone, smartblette, j’en passe…) et partez à la découverte de l’univers jeunesse de la médiathèque de Saint Médard en Jalles, rhabillé par mes soins pour l’hiver.

Une fois que vous aurez fait le tour de toutes les animations (SPOILER ALERTE : glissades de pingouins!), je vous invite à enfiler votre bonnet, votre plus chaud manteau, enfourcher votre vélo et/ou glisser vos pieds dans vos bottes fourrées pour vous rendre dans la médiathèque/bibliothèque la plus proche. Empruntez un livre et rentrez vite le savourer au chaud sous votre plaid (la bouclette est bouclée) pour ces derniers jours de vacances (ou premier week-end de rentrée, ça marche aussi !).

Si votre médiathèque la plus proche, c’est justement celle de Saint Médard (petits veinards), vous ferez sans doute, au détour d’une étagère, la rencontre de Bibop le robot mascotte ! Il a lui aussi été rhabillé pour l’hiver, avec ce joli pull de Noël tricoté par Liliane.

Faites-vous plaisir, prenez le temps de lire !

Inktober 2018

Inktober est un challenge de dessin qui se déroule sur les réseaux sociaux, tous les ans à la même période. Le principe est simple : réaliser 1 dessin par jour, tous les jours du mois d’octobre, et le partager via les réseaux sociaux.

C’était la première année que j’y participais. J’ai décidé de suivre la liste de thèmes officielle que voici.

Bon, il y a eu quelques loupés, des jours qui ont disparu dans des failles spatio-temporelles. Avec, en plus, mes vacances qui tombaient pile à la fin du mois, je n’ai pas fait un sans faute. 23/31, ça me laisse une petite marge de progression pour l’an prochain 😉

En attendant, je vous invite à visiter la galerie de cette production automnale très largement inspirée de ma vie. Mais pas que !

Les pieds en Suisse

Une dizaine de jours de vacances entre copains et frangin, de Lyon à Kandersteg en passant par Grenoble. Le strict minimum de matos de croquis avec moi : un petit carnet, 2 pinceaux à réservoir, quelques feutres noirs et une petite palette d’aquarelle. L’occasion idéale pour renflouer un peu cette section du blog 😉

Bonne balade !